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L'ancien Premier ministre Benazir Bhutto a été inhumée vendredi dans le mausolée familial dans le sud du Pakistan, en présence d'une foule immense de partisans en deuil.
Les forces de l'ordre ont reçu vendredi l'ordre de tirer à vue dans la province du
Un deuil national de trois jours a été décrété en hommage à celle qui fut, en 1988, la première femme à avoir dirigé un pays musulman.
L'attaque-suicide s'est produite à Rawalpindi, près d'Islamabad, à l'issue d'un meeting électoral de Benazir Bhutto.
Selon des sources policières, le kamikaze a d'abord ouvert le feu, l'atteignant d'une balle au cou alors qu'elle saluait la foule depuis le toit ouvrant de sa voiture blindée, puis a déclenché la bombe qu'il portait.
Benazir Bhutto est morte à l'hôpital. Au moins 20 autres personnes ont été tuées et 56 blessées.
Sa mort a réveillé les craintes de chaos dans ce pays de 160 millions d'habitants doté de l'arme nucléaire, craintes qui ont provoqué un recul des marchés boursiers en Asie et en Europe et une hausse des cours pétroliers.
L'assassinat de Benazir Butto, qui avait promis d'"éliminer la menace islamiste" du pays, est le dernier d'une série record d'attentats-suicide dans l'histoire du Pakistan, qui ont fait près de 800 morts en 2007.
Le plus meurtrier avait eu lieu le 18 octobre, quand deux kamikazes avaient tué 139 personnes dans un gigantesque défilé de sympathisants qui célébraient à Karachi le retour de Bhutto après six années d'exil.
Benazir Bhutto en avait réchappé mais les autorités avaient multiplié depuis les avertissements, assurant que des informations "précises" laissaient redouter que des terroristes islamistes ne tentent de la tuer.
Selon un courrier électronique dévoilé jeudi par les médias américains, Bhutto avait accusé le président Musharraf de lui refuser une protection adéquate ces derniers mois.
Invoquant la menace terroriste islamiste, le général Musharraf avait instauré l'état d'urgence le 3 novembre. Après quelques jours de tergiversations, Benazir Bhutto avait mis un terme à ses négociations avec le chef de l'Etat dans la perspective des élections du 8 janvier.
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